Texte écrit en septembre 2015.

J’ai déjà parlé des problèmes de mon frère et surtout ce que ça occasionnait pour moi. Je me dis que si quelqu’un a des problèmes parce qu’il consomme, c’est triste mais c’est son problème, les conséquences de sa décision. C’est moins drôle lorsque ça occasionne des problèmes pour ses proches.

Il a été arrêté il y a environ une semaine et est en prison à RDP. Cela a soulagé tout le monde. Au moins on sait où il est.

Depuis ce temps j’ai beaucoup de soucis. Il y avait son ex qui m’envoyait des textos même si je lui avais défendu de le faire mais hier ça a pris un autre tournant. Comme disent les anglais/américains, c’est devenu le « perfect storm » (plusieurs évènements qui arrivent en même temps pour créer la tempête parfaite).

Johanne (la femme qui n’est pas une prostituée mais qui fait des pipes pour payer sa drogue) m’a fait une demande d’amitié sur facebook. J’ai accepté car je voulais avoir un peu d’information. Mon frère m’avait dit qu’elle lui avait volé son portefeuille et son téléphone.

J’ai discuté avec elle et ça ne faisait pas de sens. Beaucoup de ses phrases étaient complètement incompréhensibles. Elle devait être trop gelée.

Par contre ses filles ont embarqué dans la conversation et j’ai appris plusieurs choses.

Mon frère me disait à moi que dès qu’il avait récupéré son téléphone, Johanne s’était mise à le harceler plusieurs fois par jour. Selon lui elle lui disait « Bébé (toutes les blondes de mon frère l’ont appelé bébé, c’est signe d’un problème je crois) tu me manques, je t’aime, j’ai besoin de toi bla, bla bla »

Il semble que la réalité est tout autre. Une des filles de Johanne m’a envoyé des captures d’écran. Ça disait :

« Salut c’est Mario. Je suis chez un ami. Je devrais avoir mon cellulaire en début de semaine. Je te communique mon numéro aussitôt que je l’ai. Johanne si tu lis ce message je veux te dire que tu me manque (sic) atrocement»

« Salut c’est Mario. Je vérifie à tous les jours si tu es là Johanne. Tu me manque (sic) »

« Salut Johanne mes affaires s’arrange (sic) bien. Je pense acoir (sic) mon logement d’ici le 1 octobre. Je travaille tout (sic) les jours en espérant te revoir et pouvoir t’accueillir chez moi. Tu me manque(sic). Donne de tes nouvelles SVP! »

« Maintenant tu peux m’appeler au 514-XXX-XXXX. J’espère avoir de tes nouvelles bientôt. Chaque fois que je pense à toi, ça me fait mal tellement tu me manque (sic). Je t’aime. »

J’étais en furie. Mon frère m’avait menti alors qu’il était sobre.