Je croyais que c’était terminé, que c’était du passé, que c’était à cause des médicaments que je prenais, du stress et de la solitude que j’avais vécus mais depuis deux jours ça a recommencé.

Entre mon arrestation (en 2002) et mon incarcération (en 2007), je me réveillais la nuit car j’entendais le téléphone sonner ou qu’on cognait à la porte. Bien entendu il n’y avait personne. Quand j’ai pris la décision de débrancher mon téléphone la nuit, étrangement j’ai arrêté d’entendre les sonneries de téléphone, comme si j’avais le contrôle sur mes hallucinations auditives et que je savais que mon téléphone ne pouvait pas sonner car je l’avais débranché. J’ai continué à entendre frapper à la porte mais j’ai arrêté de me lever pour aller voir s’il y avait quelqu’un.

Voilà que ça recommence. Il m’arrive des choses stressantes depuis quelques semaines mais depuis lundi dernier cela a pris un tour vraiment intense qui est trop pour moi. J’ai recommencé à entendre qu’on cogne à ma porte et même les sonneries spéciales que je reçois lorsque j’ai un nouveau courriel ou texto. Je n’entends pas mon téléphone sonner car lorsque mes problèmes ont commencé, j’ai désactivé la sonnerie de mon téléphone.

Ça me réveille même si je sais que ce n’est pas réel. Il est quand même très difficile de me rendormir.

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Il est arrivé des événements dernièrement qui me font beaucoup réfléchir sur ma nature. Je suis gentil et compréhensif et lorsque quelqu’un fait quelque chose qui me met dans le trouble j’essaie de me mettre à sa place et de me dire que j’aurais peut-être fait la même chose. Ou je me dis qu’être fâché et en vouloir à la personne ne m’avancera à rien, qu’il faut trouver une solution pour régler le problème et partir de là.

Malheureusement cette attitude ne m’a pas avancé jusqu’à maintenant. Si j’avais engueulé des avocats lorsqu’ils me traitaient comme de la crotte, peut-être n’aurais-je pas fait de prison. C’est comme si les gens ne portent plus attention à moi en ne se sentant pas mal de ce qu’ils me font car ça n’a pas l’air de me déranger. Je deviens invisible, ils font comme si je n’étais pas là… jusqu’à ce qu’ils aient besoin de quelque chose. C’est bizarre comme tout à coup je deviens important.

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Quelques mois avant mon arrestation en 2002 mon frère m’a appelé car il avait besoin d’argent. Il a toujours eu ce genre de problèmes. Il consomme je ne sais pas trop quoi jusqu’à ce qu’il n’ait plus un sou, fait une connerie pour trouver de l’argent, se retrouve en prison et a besoin d’aide lorsqu’il sort. Je lui ai prêté 15 500$. C’était supposé l’aider à se remettre sur la bonne voie.

En septembre 2002 je me suis fait arrêter. Tous mes comptes bancaires ont été bloqués. Pour une raison que je ne comprends pas trop (comprendre la GRC?), il y a un compte qui n’a pas été bloqué. J’avais une carte de débit mais comme j’étais en prison je ne pouvais pas m’en servir.

Lors d’une visite de mon père à la prison je lui ai donné mon portefeuille et lui ai dit de le donner à mon ex-femme. Comme ça elle aurait de l’argent pour elle et les enfants. Après avoir reçu le portefeuille mon père a refusé de le donner à mon ex. Il ne l’aime pas vraiment. Je me suis trouvé un avocat qui demandait un acompte de 10 000$ (appelons-le Archipasbault). J’ai dit à mon père de le payer en utilisant ma carte de débit. Il m’a dit qu’il paierait de sa poche et que je le rembourserais en sortant.

J’ai donc demandé à mon frère de prendre mon portefeuille et de le donner à mon ex. Je m’inquiétais pour mes enfants. Un ordre de la Cour empêchait mon ex de me parler. J’ai aussi donné le NIP à mon frère pour qu’il le donne à mon ex avec ma carte.

Lorsque j’ai réussi à parler à mon frère, il m’a appris qu’il avait fait une rechute et avait perdu ma carte. Je suis en prison, le monde s’écroule autour de moi, j’essaie de trouver des solutions et tout le monde me met des bâtons dans les roues.

J’étais très déçu. Pas seulement pour l’argent mais de me sentir si seul. Je ne pouvais me fier sur personne. Tout le monde comptait sur moi mais qui m’aidait?

Bon, maintenant je dois de l’argent à mon père parce qu’il a refusé d’utiliser ma carte. Mais, dans le fond, c’est ma faute si j’ai fait confiance à mon frère.

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J’ai rencontré Me Archipasbault qui m’a demandé un autre 50 000$. Il avait pourtant été entendu qu’il serait payé par la Couronne à même mon argent saisi. En fait tout avait été arrangé et il avait été payé un montant forfaitaire pour toute la durée des procédures. Il trouvait que ce n’était pas suffisant et voulait de l’argent sous la table. Il me disait qu’un gars intelligent comme moi avait de l’argent caché c’est sûr (les gens ne comprennent vraiment pas ça, je ne faisais rien d’illégal, confirmé par la GRC et Santé Canada, pourquoi j’aurais caché de l’argent?) Plusieurs personnes en prison m’avaient averti qu’il ferait ça, que c’était un bandit (il a été radié du Barreau depuis). J’ai signé un papier disant que je lui devrais ce montant d’argent en sachant que ce n’était pas légal et qu’il ne pourrait rien réclamer. De toute façon, je n’avais pas le choix, j’étais dans la merde. En fin de compte cet avocat n’a absolument rien fait et il a fallu que j’en trouve un autre (il avait quand même reçu un total de plus de 30 000$).

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Pendant les années qui ont suivi, mon frère a fait son lot de conneries. Lorsqu’il est sorti de prison il s’est fait une blonde alors qu’il était encore en maison de transition. Il est bon pour ça, il sort de prison et tout de suite il trouve une femme qui veut de lui.

Ils n’habitaient pas encore ensemble et déjà mon frère me parlait d’elle en disant qu’elle lui mettait beaucoup de pression pour qu’ils habitent ensemble et que lui ne se sentait pas prêt. Je me souviens d’un soir où il m’a appelé et qu’il m’a raconté qu’ils avaient eu une dispute à ce propos. Il était en train de sortir de la maison de sa blonde pour se rendre au travail (il travaillait le soir) lorsqu’elle lui aurait crié qu’il n’était qu’un trou de cul parce qu’elle était enceinte. Il me racontait ça au téléphone et je lui ai dit de ne pas faire de conneries et de revenir chez moi. À la fin de son travail il est parti boire et est quand même rentré chez sa blonde. Quand elle a vu qu’il était saoul elle a appelé son agent de libération conditionnelle (ALC) en pensant que ça l’aiderait que son ALC lui parle un peu. C’est la police qui est venue le chercher pour l’amener en prison.

La voilà donc qui m’appelle pour me parler de tout ça. De m’expliquer qu’elle ne comprend pas pourquoi mon frère ne veut pas évoluer bla bla bla. Comment c’est elle qui a raison et pas lui comme si elle était la seule capable de voir que le destin de mon frère c’était de vivre avec elle. Bien entendu l’histoire qu’elle était enceinte n’était pas vraie. Je lui ai dit très clairement que si elle voulait avoir une belle vie avec un gars stable il fallait qu’elle laisse tomber mon frère. J’aime mon frère mais il est malade. Il faut l’accepter comme il est et ne pas croire qu’il va changer. S’il réussit à changer, tant mieux.

Tout ça se passait quelques semaines avant que je retourne en prison parce que ma cause était présentée devant la Cour d’appel le 4 juin 2007.

Mon frère a fini par sortir de prison et est allé habiter avec la même fille qui le stressait tant. C’est leur problème, leur décision.

Pendant que j’étais en prison, je lui ai demandé de venir me visiter pour que je puisse faire sortir de l’argent de mon compte de cantine. Je faisais très attention pour ne pas gaspiller d’argent et j’en gagnais un peu en allant à l’école. Je voulais envoyer de l’argent à mes enfants. Et à Rivière-des-Prairies le seul moyen de sortir de l’argent c’est de faire faire un chèque et le donner à un visiteur. J’ai donc fait faire un chèque au nom d’un de mes enfants et un autre pour mon frère pour payer son taxi pour venir me voir et il devait aussi m’acheter quelques trucs comme des livres. Ça montait en tout à ~800$.

Quelques jours plus tard je l’ai appelé pour savoir s’il avait bien envoyé le chèque à mes enfants et acheté mes choses. Non, il était parti sur une dérape et avait tout dépensé (pour ceux qui n’y croient pas, il est facile d’endosser un chèque à n’importe quel nom et le changer dans une taverne). Au moins il était revenu à la maison et n’avait pas terminé en prison.

Il avait dépensé l’argent que je gagnais en allant à l’école à 2$ par demi-journée.

Est-ce que j’étais fâché? Oui mais surtout d’être pris dans un endroit qui a tant de règles que mon seul moyen pour essayer de m’en sortir est de faire confiance à des gens qui ne sont pas de confiance. J’avais fait « confiance » à mon frère parce que je n’avais pas le choix. Ce n’était pas de la confiance, c’était une tentative car je n’avais pas d’autres options. Ça n’avait pas fonctionné.

C’est comme avec les avocats, à chaque fois je me disais que j’allais probablement me faire avoir mais je n’avais pas d’autres choix.

J’ai rappelé mon frère un plus tard pour voir s’il allait mieux. Sa blonde m’a dit qu’il était en prison à Rivière-des-Prairies. Il avait fait une autre connerie. Les gens me demandent souvent ce qu’il a fait ou ce qu’il consomme. Je ne sais pas car ça ne m’intéresse pas. Ça ne change rien au fait qu’il a un problème et que c’est mon frère.

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Depuis ma sortie de prison, je travaille beaucoup avec mon frère. Il est un graphiste génial et il a beaucoup de clients qui se mettent à avoir besoin de sites web. Auparavant il n’aurait pas pu faire du web mais, avec mon aide, il peut maintenant en faire. On fait de très belles choses ensemble.

Je le sentais fragile depuis quelques temps. Il me parlait souvent de sa blonde (oui encore la même) qui est une personne très anxieuse et qui est toujours inquiète à propos de tout. C’est vraiment stressant. Si on est chez mon père à Québec et qu’on y passe la nuit, elle va capoter si je n’apporte qu’un seul rouleau de papier de toilette dans la salle de bain du sous-sol car WOW! qu’est-ce qui se passerait si on passe tout le rouleau dans la nuit? Il faut que j’en trouve un autre sinon elle ne dormira pas. Ce n’est pas le genre de personnalité qui est bonne pour quelqu’un comme mon frère.

C’est bizarre cette relation qu’il a avec elle. Elle ne comprend pas vite et des fois lorsqu’un client dit des conneries et ne comprend rien, il me dit « J’ai l’impression de parler à ma blonde ». Je ne pourrais pas (plus) vivre avec quelqu’un que je trouve stupide. Je suppose qu’avec les années on recherche quelqu’un qui nous stimule plus que dans le pantalon.

Un autre problème est qu’elle a un fils adolescent qui n’est pas facile. Il la traite de grosse conasse etc. Alors la première chose que mon frère entend en se réveillant le matin, c’est ces deux-là qui s’engueulent. Je travaille avec lui sur Skype et j’entends les deux autres qui crient. J’entends sa blonde qui arrive dans le bureau (elle se traîne les pieds et sur Skype on dirait que le bruit est 10 fois plus fort) et je sens que mon frère devient tendu. Elle vient chialer sur son fils et mon frère doit y aller pour régler le problème.

Je dis souvent à mon frère qu’il est patient et que moi je ne serais pas resté avec elle si longtemps. Dans le fond je crois qu’elle est une bonne personne mais elle m’aurait rendu fou.

Peut-être une bonne personne mais pas très généreuse. Il m’est arrivé de revenir de Québec avec mon sac à dos géant et un gros sac de hockey car je ramène des trucs qui étaient dans ma maison avant mon incarcération (des trucs sans valeur car ce qui en avait est « disparu ») et elle me dépose à une station de métro qui est sur son chemin (en fait pas à la station. On m’explique qu’il faut que je me rende à pied à Place Versailles, que je traverse et que de l’autre côté il y a une station). Je dois donc marcher avec un sac à dos de 50 livres plus un gros sac lourd jusqu’à la station, faire un transfert et ensuite un autre 20 minutes de marche pour me rendre chez moi.

Lorsque j’ai finalement obtenu ma libération totale, il a fallu que je déménage et c’était urgent. J’ai dû faire je ne sais plus combien de voyages pour transporter mes choses à 25 minutes à pied de la maison de transition en marchant dans la gadoue avec 50 livres sur les épaules et en trainant un « diable » de voyage chambranlant dans le petit gravier qui bloquait les roues. Tout ça le soir car il fallait que j’aille à l’école en même temps. Ce n’était pas facile. Est-ce que quelqu’un m’a offert de l’aide? Non.

Il est vrai que je n’ai rien demandé à mon frère. Avec toutes ses conneries il ne peut avoir un permis de conduire et je ne lui ai pas demandé d’en parler à sa blonde car elle serait devenue si folle que je préférais ne pas la voir.

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Maintenant mon frère est parti en rechute depuis plus de trois semaines. Bien entendu il a décidé de faire ça trois semaines avant son déménagement. Sa blonde m’appelle plusieurs fois par jour pour brailler et me demander de l’aide.

C’est bizarre sa façon de penser. Elle me demande des trucs louches et ne comprend pas quand je refuse. Comme j’ai la même voix que mon frère au téléphone elle voudrait que j’appelle des gens en me faisant passer pour lui. Quand je lui ai dit que je ne ferais pas ça, que ce n’était pas dans ma nature de mentir aux gens elle m’a dit « tu as raison, moi non plus ». Ben voyons, moi je n’aurais même pas eu l’idée de faire ça. Elle voulait que j’appelle des clients pour qu’ils fassent les paiements qu’ils devaient à mon frère à son nom à elle ou à moi. Pas question! De toute façon aucun client n’accepterait de faire ça.

Elle m’a demandé d’appeler la police pour faire arrêter mon frère. Mais pourquoi?

– Parce qu’il dépense tout son argent.
– Tu veux que j’appelle la police et que leur dire d’arrêter mon frère parce qu’il dépense son argent honnêtement gagné?

– OK, parce qu’il a pris de la drogue et qu’il faudrait l’amener à l’hôpital. Il faut analyser son sang pour le « nettoyer ».
– Tu veux que j’appelle la police pour qu’il force mon frère à aller à l’hôpital contre son gré? Tu crois que l’hôpital le gardera s’il veut s’en aller?

– Ok, parce qu’il est en « fugue ».
– Tu veux que j’appelle la police parce que ton chum est parti de la maison? Ben voyons il n’est plus un adolescent.

C’est le genre de niaiseries que j’entends depuis trois semaines.

Elle voulait que j’aille peindre son nouvel appartement car, même si c’est propre, elle n’aime pas certaines couleurs. Elle m’a ensuite demandé d’aller habiter avec elle. Elle a besoin d’un coloc maintenant. Avant mon arrestation je ne l’ai rencontrée qu’une seule fois et, depuis ma sortie, ce n’est que parce qu’on se retrouvait au même endroit en même temps. Ce n’est pas comme si elle avait été dans ma vie depuis longtemps. Je m’empêche d’aller chez mon frère parce qu’elle me tape sur les nerfs. C’est dans des moments comme ça que je me demande si je suis normal. Est-ce seulement moi qui vois que ce qu’elle me demande n’a pas d’allure?

Dans sa tête à elle, j’ai fait de la prison, donc je suis un criminel prêt à faire n’importe quelle connerie. J’ai appris depuis quelques années que les gens malhonnêtes ne se retrouvent pas tous en prison.

« Tu ne comprends pas pourquoi mon frère consomme? Tu sais que mon frère est nocif pour toi mais tu y reviens toujours. Il part en prison, tu te dis que c’est terminé mais tu continues à aller le visiter là-bas. Mon frère c’est ta drogue. Tu n’es pas mieux que lui. » Elle ne comprend pas.

Quand elle a su que mon frère, selon elle, habitait avec une prostituée, elle m’a dit qu’elle ne voulait plus de lui. Que s’il préférait une « pute », qu’il reste avec elle. Elle ne voulait même plus le laisser entrer chez elle. S’il voulait ses choses il faudrait que je vienne les chercher. Elle ne voulait même pas qu’il soit devant chez elle.

Pendant 2-3 jours mon frère est retourné chez lui/elle. Il me parlait au téléphone en me disant, devant elle, qu’il n’était pas question qu’il reste avec elle, que c’était une folle et qu’il se cherchait une autre place où habiter. Elle prenait ensuite le téléphone pour me dire que mon frère ne voulait pas l’écouter, qu’elle était prête à changer pour lui etc. Mais c’est n’importe quoi!

Pour une raison que je ne m’explique pas mon frère s’est retrouvé au Mont Tremblant (Saint-Jovite) la semaine dernière. C’est à partir de ce moment que je me suis mis à avoir de ses nouvelles. Il me disait que tout allait bien, qu’il s’était trouvé un appartement, s’était acheté un vélo etc. Il fallait que je l’aide avec certaines choses et il était supposé me rembourser. Je détestais ça car ça m’obligeait à aller voir sa blonde qui voulait, à chaque fois, me garder pour prendre un verre et « discuter ». Transporter ses choses d’un endroit à l’autre m’a coûté 195$.

Tout était supposément arrangé pour déménager ses choses vers Saint-Jovite lundi après-midi. Je l’ai appelé lundi toute la journée et lorsqu’il répondait, personne ne parlait. Il n’y avait qu’un drôle de bruit de fond.

Un chauffeur de taxi est arrivé chez moi lundi soir en me disant que mon frère était dans son taxi et qu’il fallait que je paie la course pour l’amener à Hochelaga Maisonneuve. Un quartier qui n’est pas un bon signe pour les gens qui s’injectent des drogues.

La tentation a été forte de lui dire d’appeler la police. Je l’ai payé (un autre 85$) quand même mais j’étais si fâché que j’en tremblais. Bien entendu mon frère était trop pissou pour venir me voir.

C’est peut-être des petits montants pour la plupart des gens mais il y a presque deux mois que je n’ai pas de revenus.

Pendant ce temps des clients m’appelaient pour me demander où était mon frère. Mon frère a même appelé une cliente au milieu de la nuit pendant son délire. Elle n’était pas contente.

J’ai réussi à arranger les choses avec quelques-uns mais la semaine dernière un client m’a dit qu’il avait parlé avec mon frère et que celui-ci lui aurait dit que tout allait bien, qu’il déménageait chez moi et qu’il pourrait lui envoyer des fichiers qui appartiennent au client. Le client lui a donc transféré l’argent qu’il lui devait sur son compte bancaire. J’ai dû expliquer au client qu’il ne fallait pas qu’il se fasse trop d’illusions. Mon frère sait très bien qu’il ne peut pas venir habiter chez moi. J’habite dans un une pièce. L’immeuble appartient à une maison de transition et je ne peux pas avoir de colocataire.

Les clients de mon frère me demandent les accès pour pouvoir copier leurs sites ailleurs car leur relation avec lui est terminée. Je ne suis pas payé pour ça.

C’est depuis lundi que j’ai de la difficulté à dormir. Quand je dors j’ai de drôles de rêves et j’entends ces sonneries et les gens qui cognent à ma porte. C’est assez évident pour moi, ça veut dire « laissez-moi tranquille ».

Depuis lundi soir je ne réponds plus à mon frère et sa blonde (incroyable ce qu’ils me demandent). Quelques fois j’ai des messages dans ma boîte vocale de la part de mon petit frère où je ne l’entends que parler à une autre femme. Qu’ils se débrouillent. J’ai toujours été trop gentil. Mon ex disparaissait plusieurs jours avec son amant du moment et il fallait que j’explique aux enfants que tout allait bien et que s’ils avaient des questions, il fallait qu’ils demandent à leur mère.

Tout ça est terminé pour moi. Éteindre les feux que les autres allument, c’est épuisant. Fini les conneries.

Je me suis fait une bonne amie dernièrement et elle est toujours surprise lorsque je semble avoir des doutes sur notre amitié. C’est difficile pour la plupart des gens de comprendre que je me suis fait si souvent avoir que maintenant, même si je fais confiance aux gens, j’ai toujours un doute, que je m’attends presque à une mauvaise nouvelle, que je n’en serais pas surpris et que je n’aurais que moi à blâmer.