Ça fait une semaine que j’ai terminé l’école. J’attendais ce moment pour régler plusieurs choses qui traînaient. J’ai discuté dans mon dernier billet que j’avais décidé de lâcher prise et d’arrêter de m’inquiéter pour l’avenir. J’ai quand même quelques problèmes légaux et ça vaut la peine que j’y consacre du temps.

L’été dernier j’avais fait une demande de vérification d’antécédents criminels auprès d’une compagnie privée (qui ne fait que transmettre la demande à la GRC). Le document que j’ai reçu ne faisait que mentionner « rejeté ». On m’a donc conseillé de faire une demande (plus coûteuse) avec empreintes digitales pour savoir ce qu’il y avait vraiment dans ce dossier. J’avais déjà fait une demande auprès du Plumitif du palais de Justice et la seule mention dans mon dossier est une contravention qui date de 1989 mais, pour la recherche d’emploi, j’avais besoin d’un document de la GRC.

J’ai donc refait une demande le 14 août 2013. Il y avait un champ sur le formulaire qui demandait pourquoi j’avais besoin de cette information. J’ai dit que c’était pour un emploi au gouvernement. À ce moment je voulais savoir s’il me serait possible d’y travailler pour ne pas perdre du temps à me déplacer à Québec ou ailleurs pour rien.

En début de semaine (huit mois plus tard) j’ai appelé la GRC car je n’avais toujours pas reçu de réponse. J’ai dû laisser un message sur un répondeur.

Les jours suivants j’ai envoyé des lettres à diverses agences gouvernementales car j’ai des dossiers en cours qui n’ont pas bougé depuis plus d’un an. Par exemple, quand la GRC m’a arrêté, on a mentionné en conférence de presse que tout ce que je faisais était légal sauf une chose : il y avait des recettes dans les boîtes expliquant comment faire une drogue avec les produits inclus. Le problème est que des milliers de boîtes avaient été saisies et aucune ne contenait une recette. J’essaie donc depuis des années d’obtenir une confirmation à propos de ces « recettes ». À chaque fois que je m’adresse quelque part, cela prend des années pour finir par me faire dire que je n’aurai pas ce que je demande. Il faut que je recommence ailleurs où me dit toujours de m’adresser à un autre endroit etc. Au téléphone on me dit que jamais on ne me répondra car ça prouverait qu’ils ont mal agi.

Ça fait une couple d’années que j’en suis rendu au Commissariat à la protection de la vie privée qui est en charge des renseignements personnels que les agences fédérales possèdent. Ça fait plus d’un an que je n’ai pas eu de leurs nouvelles. Je leur ai donc envoyé une lettre cette semaine. J’attends de cette information pour intenter des poursuites au civil. Comme ça représente des millions de dollars (Revenu Canada dit d’un côté que je gagnais environ 4 millions par année et la Commissions des plaintes du public contre la GRC dit que je n’ai enfreint aucune loi) ça vaut la peine que je fasse des efforts.

Je pensais donc à tout ça et je m’imaginais qu’on sauverait beaucoup d’argent si on coupait tous ces fonctionnaires dont la tâche semble être de lancer du sable dans l’engrenage. Ma demande est simple et tout le monde connaît la réponse depuis le début.

Mais cet après-midi quelque chose est arrivé qui m’a fait exploser.

Quelqu’un de la GRC a laissé un message sur ma boîte vocale. On n’a pas répondu à ma demande au sujet de mon « dossier criminel » car sur le formulaire il était écrit que j’avais besoin de cette information à cause d’un emploi au gouvernement. Il semblerait qu’ils ont besoin de savoir exactement où.

Il y a quelque chose que je ne comprends pas : en quoi c’est de leurs affaires? Dépendant de la raison pour laquelle j’ai besoin de l’information, ils répondront quelque chose de différent? C’est de l’information me concernant, il me semble que j’ai le droit de savoir ce qui y est écrit.

Il faut donc que je recommence tout le processus. Je ne sais pas trop par où commencer. Directement au bureau de la GRC à Montréal? Une lettre au ministre de la sécurité publique? Une plainte au Commissariat à la protection de la vie privée?

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Encore plein d’énergie gaspillée par un paquet de monde parce que le gouvernement fédéral est peuplé d’incompétents. À moins que leur tâche soit de rendre les gens fous. Fous de rage, c’est réussi.