J’ai vu mon ALC (agente de libération conditionnelle) il y a environ deux semaines et elle m’a appris que, au début décembre, on allait me mettre dehors. Je lui ai dit que je n’avais pas d’emploi et d’argent pour me payer un appartement. Il paraîtrait que je ne suis pas un risque pour la société. C’est bien que quelqu’un s’en aperçoive enfin. Ça me stressait pas mal. J’ai commencé à mettre plus d’efforts dans ma recherche d’emploi.

Une semaine plus tard mon ALC m’a dit qu’il y a une maison de transition qui a une maison près d’ici pour les cas comme moi. Elle s’est informée et il paraîtrait que, non officiellement encore, il m’accepterait. Présentement ils ont cinq appartements (oui des vrais appartements!) disponibles. J’ai aussi appris que ça ne me coûterait que 210$ par mois pour y habiter tant que je n’aurais pas d’emploi. Ça c’était une bonne nouvelle. Il va quand même falloir que je m’achète à manger et que je cuisine. Il paraîtrait qu’il y a des endroits qui donnent de la nourriture pour les gens qui en ont besoin. Ça me donnerait un coup de main. Il faudra aussi que je m’achète des meubles, de la vaisselle etc. Quelqu’un m’a dit que les appartements sont assez grands pour avoir un petit salon. Moi ce serait plus pour un endroit où travailler mais si je pouvais avoir un fauteuil confortable, ça serait bien. Je suis tout excité.

J’ai revu mon ALC cette semaine. Elle semblait toute découragée. Elle venait de lire le rapport de l’ALC que j’avais au CFF. Elle ne comprenait pas l’histoire de problèmes de fréquentations etc. Je lui ai dit que je ne comprenais pas non plus et que je ne savais pas pourquoi cette personne avait décidé de mentir dans ce document (elle avait ajouté un chef d’accusation, prétendu que j’aurais eu deux maisons et beaucoup voyagé etc.). Elle semblait encore décidée à me faire sortir d’ici.

Je ne sais pas encore quelles seraient mes conditions là-bas mais ce serait bien que je puisse inviter qui je veux etc. Je pourrais peut-être recommencer à regarder pour rencontrer des femmes. Pour l’instant les conditions dans lesquelles je vis rendent tout compliqué.